A l’origine projet né de la collaboration entre François Delarozière, créateur des machines de la compagnie Royal de Luxe et directeur artistique de l’association «La Machine», et Pierre Orefice, issu de spectacle de la rue et des scénographies urbaines, le concept touristique des «Machines de l’Île» s’inscrit dans le cadre du renouvellement urbain de l’Île de Nantes. Ce lieu est d’ailleurs devenu l’un des points touristiques de la ville.
Installés dans les anciennes halles d’Alstom, Les Machines de l’Île vous embarquent dans un monde fantastique qui n’est pas sans rappeler parfois l’univers de Jules Verne, ce qui n’a rien d’étonnant puisque l’écrivain était originaire de Nantes.
Actuellement, lorsque vous arrivez aux hangars qui abritent toutes ces «machines», deux possibilités s’offrent à vous : vous avez le choix entre visiter «La Galerie des Machines» ou bien faire une balade sur le dos du «Grand Éléphant».
La Galerie des Machines vous permet de découvrir différents animaux qui sont soit issus de la réalité, soit inspirés de ce que l’on appelle les chimères, c’est-à-dire des animaux de légende que l’homme a imaginés. Vous aurez ainsi la possibilité d’observer un Bernard-l’ermite, un Calamar à rétropropulsion, un Crabe Géant, ou encore un magnifique Serpent des Mers, qui est actuellement la machine la plus grande de la galerie (3m50 de haut et 8m de long) et aussi la plus impressionnante (mi-dragon, mi-serpent, écailles nacrées …). Les spectateurs sont invités à participer en prenant place sur les différents animaux et sous les conseils des machinistes. Une fois la visite terminée, vous passerez à l’étage du bâtiment voisin où vous pourriez visionner un film d’une dizaine de minutes qui vous expliquera les étapes de construction du Grand Éléphant.
Autre visite incontournable des Machines de l’Île : la promenade à bord du Grand Éléphant. Celui-ci mesure 12 m de haut et 8 m de large, est composé de 50 tonnes d’acier et de bois, d’un moteur de 450 chevaux; sa carcasse métallique est irriguée par 3 000 litres d’huile hydraulique et sa vitesse varie de 1 à 3 km. Aussi, quand l’éléphant se met en marche, c’est tout un phénomène. 49 passagers peuvent prendre place à son bord et tout au long de la promenade, vous pouvez vous déplacer entre les deux plate-formes situées sur son dos et notamment, lorsque vous vous trouvez à l’intérieur, vous voyez les mécanismes qui font avancer ce géant de bois.
Mais les Machines de l’Île ne s’arrêtent pas là : d’ici juillet 2012, un carrousel géant va être construit en bord de Loire et il accueillera les créatures marines de la Galerie des Machines. Ce carrousel mesurera 25m de hauteur (il sera donc plus haut que le Grand Éléphant) et sera composé de 3 niveaux afin de recréer au mieux l’univers marin : la mer, les abysses et les fonds marins. Les abysses se situeront à hauteur du niveau de la mer et cette partie du carrousel sera en partie dans le noir afin de recréer l’ambiance qui règne dans les abysses. Il y aura quand même quelques éclairages car contrairement à ce que l’on imagine, les abysses ne sont pas ténébreuses mais abritent des poissons qui produisent de la lumière et laissent également passer la lumière du soleil.
Le carrousel des Mondes Marins hébergera 35 machines dont une quinzaine sont actuellement exposées dans la Galerie des Machines, tandis que les autres sont en cours de réalisation dans l’Atelier.
Le dernier projet (et l’un des plus majeurs) des Machines de l’Île sera un arbre d’acier de 50 m de diamètre et de 35m de haut, surmonté de deux hérons. Les visiteurs pourront parcourir de branche en branche d’étonnants jardins suspendus et embarquer sous les ailes des hérons. A l’heure actuelle, il est possible de se promener sur la branche prototype de l’Arbre aux Hérons. Ce projet verra le jour d’ici quelques années, l’ouverture au public étant pour le moment fixée en 2014.
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